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Ze blog off de Philippe Mugnier

Tac au tac

Publié le 13 Juin 2018 par Philippe Mugnier

Mon interview par Jean-Paul Gavard-Perret paru dans http://www.lelitteraire.com/?p=40835  le 4 juin 2018

Qu’est-ce qui vous fait lever le matin ?

Izou de Pic­pus of But­ter­fly Dream et Malou de Pic­pus du Relais Napo­léon, mes deux chats sacrés de Bir­ma­nie qui me réclament quelques caresses mais sur­tout une gamelle rem­plie de nou­velles vic­tuailles… Autre­ment, le réveil de ma ves­sie. Bref, dans les deux cas, le rap­pel de la chair.

Que sont deve­nus vos rêves d’enfant ?
Des rêves d’adulte, c’est-à-dire enri­chis de l’intuition que cer­tains peuvent enfin deve­nir pos­sibles car des pre­miers ont déjà pu être réalisés…

A quoi avez-vous renoncé ?
A avoir un corps de rêve (incom­pa­tible avec ma gour­man­dise) et un jour à diri­ger (même 10 mn) un orchestre sym­pho­nique avec une cen­taine de cho­ristes (mais si vous avez des tuyaux, me contac­ter en mes­sage privé SVP…)

D’où venez vous  ?
Là-bas, pre­mière à gauche.

Qu’avez-vous reçu en dot ?
De gen­tils fan­tômes mais je suis ne suis pas homme à marier

Un petit plai­sir — quo­ti­dien ou non ?
Nour­rir et tou­jours gar­der quelques petits secrets en réserve, donc désolé, top secret.

Qu’est-ce qui vous dis­tingue des autres écri­vains ?
C’est la toute pre­mière fois de ma vie qu’on me qua­li­fie d’écrivain #lol #lechoc — Laissez-moi digé­rer… A y réflé­chir, si je leur res­semble, c’est je crois en par­ta­geant avec eux cette fou­tue pré­ten­tion à croire que ce que nous écri­vons puisse avoir de l’intérêt pour les autres. Ce qui m’en dis­tingue serait alors au moins mon nom, pré­nom et date de nais­sance. J’ai bon ?

Com­ment définiriez-vous votre approche de l’Histoire ?
Une méfiance pour les manuels d’histoire et un appé­tit pour les petites his­toires qui font du chamboule-tout dans les têtes…

Quelle est la pre­mière image qui vous inter­pella ?
Des images pieuses d’un goût esthé­tique sou­vent très dou­teux. Pour­quoi faire dans le cul-cul pour des choses sup­po­sées aussi sérieuses ?

Et votre pre­mière lec­ture ?
Celles que je me sen­tais obligé de lire en cachette (Cavanna, Sade, Nietzsche, Des­proges, Hel­vé­tius…) à l’internat pour évi­ter les répri­mandes de frère Pierre ou pour ne pas faire trop intello auprès de cama­rades volon­tiers cogneurs de petits gros à lunette.

Quelles musiques écoutez-vous ?
Presque toutes, même de la techno et de la musique mili­taire, c’est vous dire ! Selon les moments de la vie et du jour : un peu de Piaz­zolla, une pin­cée de Gersw­hin, un soup­çon de Shel­ler, un doigt de Brel, l’intégrale com­plète des requiem avec chœurs et orchestre, un cock­tail de salsa et de bossa-nova, les grands du rock et de la pop, Nina Simone, Phi­lipp Glass, Luz Casal, du jazz manouche à la folie mais aussi de la daube musi­cale qui fait dan­ser entre amis.

Quel est le livre que vous aimez relire ?
« Les Fleurs du Mal » de Bau­de­laire, un choc d’adolescent qui a fait bug­ger mon logi­ciel personnel.

Quel film vous fait pleu­rer ?
« Ele­phant man » de David Lynch, encore et toujours.

Quand vous vous regar­dez dans un miroir qui voyez-vous ?
Mon pire ennemi mais ça s’arrange avec le temps.

A qui n’avez-vous jamais osé écrire ?
A moi.

Quel(le) ville ou lieu a pour vous valeur de mythe ?
Paris, ma ville d’adoption.

Quels sont les artistes et écri­vains dont vous vous sen­tez le plus proche ?
L’artiste dont l’œuvre me parle et me secoue le plus est celle du plas­ti­cien Thierry Ehr­mann. Alors que nous sommes à des années-lumières, cet homme me fas­cine et j’aimerais être proche de lui.

Qu’aimeriez-vous rece­voir pour votre anni­ver­saire ?
Un an de plus, à renou­ve­ler SVP chaque année jusqu’à ce que dise stop…

Que défendez-vous ?
La pleine et abso­lue liberté de conscience, d’opinion, de créa­tion, de contrôle de son corps, dans la vie, la sexua­lité, face à la mort…

Que vous ins­pire la phrase de Lacan : “L’Amour c’est don­ner quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas”?
Une pro­fonde exas­pé­ra­tion face au ver­biage des psy­cha­na­lystes. Vous pou­vez répé­ter la question ?

Que pensez-vous de celle de W. Allen : “La réponse est oui mais quelle était la ques­tion ?“
La réponse est dans la question.

Quelle ques­tion ai-je oublié de vous poser ?
Bon­jour, ça va ?

 

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Des Gets au Léman : une saga entre foi et loi

Publié le 2 Juin 2018 par philippemugnier dans Histoire

Un récit généalogique parcourant l’histoire des Gets, de la vallée d’Aulps et des bords du Léman. L’histoire locale des provinces du Chablais et du Faucigny en Savoie revisitée à l’aune d’une originale saga familiale.

L’HISTOIRE

En 1572, avant que le Royaume de France ne commette ses pires massacres religieux lors de la Saint-Barthélemy, un abbé dévoyé et issu de l’une des plus illustres lignées nobiliaires de Suisse parvient – faute de mieux - à marier sa fille bâtarde à Pierre Mugnier, petit notable savoyard du col des Gets en Faucigny alors en proie aux assauts de calvinistes bernois. Dans ce village de montagne supposément peuplé dès le 14ème siècle de Juifs chassés de Toscane - ou de Sarrasins selon certains… - le destin de cette famille de modeste extraction paysanne bascule alors en se mettant au service de la reconquête catholique en Chablais. En lien avec la Maison de Savoie et le futur Saint François de Sales, une nouvelle branche de « Mugnier des Gets » connait alors, par ce pas de côté, une promotion sociale express via le notariat et l’église, l’arrachant ainsi à un destin paysan qui lui était tout tracé dans les alpages. Pendant deux siècles, ces hommes et femmes de Foi ou de Loi seront à l’origine du développement, et à la tête, d’institutions religieuses du Bas-Chablais, avant que l’idéologie révolutionnaire de 1789 ne marginalise, puis n’éteigne définitivement, cette lignée familiale sur les bords du Léman. Leurs très lointains cousins, dont ils se sont détachés au 16ème siècle, restèrent de modestes paysans de montagne jusqu’à la naissance au 20ème siècle de ce qui allait devenir une station de ski de renom. Ce récit généalogique d’une branche jusqu’alors inconnue des « Mugnier des Gets » nous conduit à revisiter de nombreux épisodes originaux de l’histoire des provinces du Chablais et du Faucigny ainsi que du village des Gets, de ses origines burgondes à nos jours.

CRITIQUE

Parue le 24 mai 2018 www.lelitteraire.com/?p=40582

 

LE LIVRE

Ouvrage de 156 pages illustrées (2,6 X 0,9 X 21,6 cm) en vente 24,90 € TTC via notamment la librairie en ligne www.amazon.fr, la Maison de la Presse des Gets et Librairie Passaquin de Morzine

 

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