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Ze blog off/de Philippe Mugnier-Eté

10 idées de tourisme expérimental pour vos prochaines vacances

Publié le 3 Mars 2014 par Philippe MUGNIER dans Décalé

1. ARCHEOTOURISME

Refaire à l’identique des voyages que l'on a effectués jadis.
 

2. ANACHRONOTOURISME

1.Voyager muni d’un titre de transport périmé ou par un moyen de locomotion obsolète (chaise à porteurs, grand-bi, palanquin, galère, fiacre, draisine, 2 CV, dirigeable, etc),
2. Visiter une ville étrangère selon les conseils d’un guide de voyage dans une édition ancienne

 

3. CONTRE-TOURISME

1.Voyager en adoptant une conduite systématiquement opposée à celle que recommandent les guides.
Par ext. attitude qui consiste à prendre à contre-pieds les dictons d'inspiration touristique. Par exemple voir

Naples et survivre ou mourir sans avoir vu Naples, décider qu'aucun chemin ne mène à Rome, partir et mourir beaucoup, ne pas ménager sa monture et voyager loin quand même, etc…

2. Courir les monuments et sites touristiques majeurs non pas pour les photographier mais pour immortaliser la vue qui s’offre à contre-champ depuis eux.

4. ESTHÉTOURISME

Voyager d’«Hôtel Bellevue » en « Hôtel Belle Vue » . Photographier, dessiner, ou peindre ladite belle vue qui s’offre, chaque fois, depuis la fenêtre de sa chambre.*

5. KIF-KIF TOURISME

1. Didact.Doctrine touristique selon la¬quelle tous les ailleurs se valent.
2. Partir pour une destination dont le nom est formé par redouble¬ment : Sing-Sing, Bora-Bora, Baden-Baden…

6. MINIMAL TOURISM

Parcourir des espaces dépouillés de grandes dimensions : déserts, tarmacs, parkings d’hypermarchés le dimanche…

7. NEOTOURISME

Courir les lieux du monde qui se vantent d'être nouveaux : Terre Neuve, la Nouvelle Zeelande, New-York, Neudorf…

8. THALASSO EXPERIMENTALE

Prétextant une panne de chaudière ou une coupure d'eau, se faire inviter à prendre un bain chez ses différents amis. Emporter avec soi l’attirail du parfait curiste: savon, shampooing, livre, serviette, peignoir, jeu d'échecs flottant, walkman étanche, algues, Martini…


9. TOURISME

Inclination particulière pour les tours, beffrois, clochers, campaniles, minarets, gratte-ciels…

10. TOURISME UNDERGROUND

Explorer les stations de métro qui portent des noms d’ailleurs : Anvers, Argentine, Babylone, Bir Hakeim, Campo Formio, Crimée, Danube, Iéna, Italie, Liège, Luxembourg, Pyrénées, Rome, Sébastopol, Simplon, Solferino, Stalingrad, Wagram…

Et bien d'autres sur www.latourex.org

 

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Le regard inversé d'Africa for Norway - Chauffe Radi-Aid, chauffe !

Publié le 4 Février 2014 par philippemugnier dans Décalé

Les Africains s'unissent pour sauver les Norvégiens du froid. Comme eux, vous aussi, vous pouvez donner votre radiateur et diffuser de la chaleur. En avant ! Collectez radiateurs, expédiez-les, diffuser de la chaleur, diffusez vos sourires ! Dites un grand oui à l'initiative Radi-Aid ! 

 

Plus sérieusement, voici le coeur du projet Radi-Aid... www.africafornorway.no 

Imagine if every person in Africa saw the “Africa for Norway” video and this was the only information they ever got about Norway. What would they think about Norway?

If we say Africa, what do you think about? Hunger, poverty, crime or AIDS? No wonder, because in fundraising campaigns and media that’s mainly what you hear about.

 The pictures we usually see in fundraisers are of poor African children. Hunger and poverty is ugly, and it calls for action. But while these images can engage people in the short term, we are concerned that many people simply give up because it seems like nothing is getting better. Africa should not just be something that people either give to, or give up on.

 The truth is that there are many positive developments in African countries, and we want these to become known. We need to change the simplistic explanations of problems in Africa. We need to educate ourselves on the complex issues and get more focus on how western countries have a negative impact on Africa’s development. If we want to address the problems the world is facing we need to do it based on knowledge and respect.

 

WHAT DO WE WANT ?

 1. Fundraising should not be based on exploiting stereotypes

2. Most of us just get tired if all we see is sad pictures of what is happening in the world, instead of real changes.

 3. We want better information about what is going on in the world, in schools, in TV and media.

4. We want to see more nuances. We want to know about positive developments in Africa and developing countries, not only about crises, poverty and AIDS. We need more attention on how western countries have a negative impact on developing countries.

5. Media: Show respect. Media should become more ethical in their reporting. Would you print a photo of a starving white baby without permission? The same rules must apply when journalists are covering the rest of the world as it does when they are in their home country.

6. Aid must be based on real needs, not “good” intentions. Aid is just one part of a bigger picture; we must have cooperation and investments, and change other structures that hold back development in poorer countries. Aid is not the only answer.

www.africafornorway.no

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SNCF : grandeur et décadence du principe horloger

Publié le 17 Décembre 2013 par philippemugnier dans Décalé

La SNCF aime les horaires précis et déteste les chiffres ronds. Ce samedi, journée de grands départs des vacances, je poirote déjà depuis 30mn devant le seul guichet ouvert sur 3 de la gare SNCF de Cluses, fief haut-savoyard du décolletage et de l’horlogerie. Devant moi, plus de 15 personnes commencent à tourner en bourrique. Tout l’effet destressant de leurs vacances à la montagne part en fumée. Par bonheur, la guichetière est protégée d’une vitre. Devant le comptoir, un joli panonceau vous rend soit dingue, soit vous amuse pendant cette attente interminable. Ce jour, je fais le choix de la seconde option et m’évade de cette queue par la pensée en me lançant dans de savants calculs.

Ces derniers sont complexes mais vérifiez bien, le préposé effectuera bien 7 heures par jour X 5 jours = 35 h par semaine. Exactement 3h55 de travail entre 8h10 et 12h05 puis 3h05 de labeur entre 14h35 à 17h40. 3h55 + 3h05 = 7 !!! Le compte est bon. 7 heures par jour ! De ce panonceau Kafkaïen, Jacques Prévert ou Boris Vian en auraient fait de superbes poèmes et chansons surréalistes. Y aurait-il un savant horloger à la SNCF de Cluses qui pourrait m’expliquer pourquoi l’option 8h-12h et 14h30-17h30 n’a pas été retenue pour l’ouverture des guichets? Solidarité des ouvriers du rail avec ceux du décolletage et de l’horlogerie ? Crise oblige, il s’agit certainement de relancer l’industrie de la montre… http://www.musee-cluses.fr

 

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En vacance de soi - devenir un autre, vivre une autre vie: ce sera l'évasion de demain (par Jacques Attali)

Publié le 8 Juillet 2012 par Jacques ATTALI dans Prospective

Pour beaucoup, (parmi  ceux qui peuvent se permettre de quitter leur emploi pendant un temps),  les vacances ne sont pas différentes de ce qu’elles étaient il y a cinquante ans : la maison de famille, la plage, le camping. De plus, à travers le monde, des centaines de millions de gens rejoignent chaque année ceux à qui l’économie permet de reconstituer par un repos leur force de travail, pour améliorer la rentabilité des entreprises.

Pourtant, en fait, là comme ailleurs, des changements considérables sont en cours : de plus en plus de gens, dans les pays développés ou en développement, sont privés de vacances par la crise financière et par la peur de la précarité. Ceux qui peuvent encore en prendre les  organisent  autrement :  ils  choisissent des périodes de plus en plus courtes et différenciés,  soit parce  qu’ils doivent les diviser en tenant compte d’agendas complexes , comme  dans les familles recomposées ;  soit parce  qu’ils doivent, comme de plus en plus de jeunes, les raccourcir et  travailler en été  pour financer leurs études.  Soit enfin que la crise impose une telle pression que chacun, s’il le peut, prend un maximum de vacances, en attendant la catastrophe,  que  tous  pressentent.

De plus,  pour beaucoup de gens, les vacances ne sont plus seulement, comme l’étymologie le  laisse croire, un moment de vide.  Pour  certains, (et en particulier  les gens en retraite, en principe en vacances perpétuelles), elles constituent  des occasions de s’instruire, de  se trouver, de réfléchir.  Certains de ceux-là courent le monde, de façon épuisante. D’autres veulent au contraire  s’isoler du monde, pour un temps au moins.    D’autres enfin partagent la propriété ou l’échange de lieux de vacances, qu’ils utilisent de façon intermittente.

L’évolution des vacances ne s’arrêtera pas là ; d’autres tendances, beaucoup plus radicales sont à l’œuvre. On peut imaginer même  qu’un jour, pas si lointain sans doute, on assistera  non seulement au  temps partagé des lieux de vacances,  mais à  l’échange de vies : prendre,  pendant un temps,   des vacances de soi ;   devenir  un autre ;  vivre une autre vie, y compris   sentimentale.   Parce qu’on n’a aucune certitude de vivre plusieurs vies successives, on s’installera, pour un temps, (pour l’essentiel à l’intérieur de son groupe social, et  plus rarement en en changeant),  comme paysan ou  ouvrier, ou cadre. Dans son pays ou dans un autre.

Partir ainsi de soi pour un temps  servira non à   reconstituer  la force de travail, mais la force mentale de vivre une seule vie, pour ceux qui n’ont pas accès au luxe majeur de l’avenir : vivre à la fois plusieurs vies, être multiple ; qui est au fond aujourd’hui le véritable luxe.  
Cela peut paraitre fou. Pourtant, bien des gens déjà font l’effort d’échapper à leur vie programmée.  Beaucoup plus de gens qu’on ne croit disparaissent à jamais de leur plein gré.



C’est évidemment un traumatisme pour leur entourage et, comme dans tous les domaines de la vie, on finira par accepter en toute transparence ce que des précurseurs osent faire en violation des lois et des règles morales. Comme on a accepté, après bien des scandales, le divorce, on acceptera sans doute un jour en toute transparence,  le divorce provisoire, la vie multiple passagère,  la vacance de la famille,  en lieu et place des vacances familiales.

Pensez y bien, et vous verrez que, d’une certaine façon, c’est déjà en germe dans la vie quotidienne de tous  et, plus encore,  dans les fantasmes de chacun.

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Le tour du monde des iconoclastes - épisode 2 : de la conservation de la patate au plan divin

Publié le 5 Juillet 2012 par philippemugnier dans Tour du Monde

C’est l’histoire d’un mec, qui sur l’insistance de sa femme voulant creuser un trou pour conserver les patates dans sa cave, transforme le modeste orifice en temple troglodyte de 21 mètres de profondeur (l’équivalent d’un immeuble de 7 étages !) sous sa maison… En 1983, Levon ARAKELYAN est un modeste manoeuvre dans le batiment et fait des va-et-vient de plusieurs mois entre l'Arménie et la Russie. Il reçoit soudain la visite d’un ange éblouissant et architecte en chef dans sa modeste maison de Arinj, proche banlieue de Erevan. L’ordre de l’ange est clair (sous la dictature, ça rigole pas...) : «  Je te confie un boulot – tu vas vivre 96 ans et des images vont t’apparaître pendant toutes ces années. Respecte ces ordres scrupuleusement - Constuit moi une cathédrale !».

La spiritualité c’est bien beau en URSS athée - le temple attendra, mais en cette période de disette soviétique, sa femme Tosya se fait plus insistante « J’ai besoin d’un trou pour bien conserver les patates pendant l’hiver ». Deux ans plus tard en 1985, pour calmer son épouse Tosya devenue sérieusement menaçante, il prend son courage à deux mains et creuse le dur basalte de sa cave que tout le village juge impénétrable. Avec trois verres de cognacs arménien, l’œuvre est plus facile – le trou à patates est achevé mais sa peine n’est pas terminée - l'ange n'a pas la mémoire courte. Surprise, l’ange revient en le rappelant à l’ordre et sa vie bascule définitivement. Il démissionne de son boulot pour désormais ne plus  se consacrer qu’à l’exécution du plan divin dans sa maison : creuser une cathédrale souterraine. Sa femme ramenera la pitance mais le salaire de Levon en moins, il n’y a plus de patates pour sa

famille de 4 enfants qui s’enfonce dans la misère. Plutôt que de s’élever alors vers le ciel, Levon creuse, creuse et creuse encore  17 heures par jour. La famille survit tout juste.  Mais sa force est surnaturelle, il creuse, creuse, creuse – à la force unique de sa main et sculpte cavités, chapelles, croix, alcoves…. Fort ému, Boris

ELTISNE (après une visite à l’usine de Cognac Arménien ARARAT) en visite à Erevan lui offre de beaux outils bien plus pratiques. Conservés religieusement, Levon ne s’en servira jamais – il continue avec acharnement avec ses maigres ciseaux et marteaux. 24 ans après l’apparition de l’ange et une famille qui s’enfonce encore plus dans la pauvreté, le chef d’œuvre est magnifique – une véritable merveille souterraine. « Tout me vient en rêve

pendant la nuit et au réveil, mon travail de la journée est très clair et chacun des centimètres est conforme au plan” dit Levon « Je ne veux pas sortir de cette cave, ce lieu est le mien et ma vie spirituelle est désormais totalement séparée du monde séculaire et ses problèmes ». Entre-temps, il évacue du sol plus de 450 camions de pierre et terre pour son œuvre en ayant bien en tête d’exécuter une cathédrale souterraine de 74 cavités – « Conformément à l’ordre » dira t-il. Impossible, la mort l’a emporté en février 2009 soit 30 ans avant ses 96 ans annoncés par l’ange qui n'aura ainsi pas tenu parole alors que Levon, lui - a bien joué le jeu - scrupuleusement ! Levon n'aura alors achevé "que" 8 pièces cavités (et tout autant de couloirs et escaliers) - un travail de titan. Sa veuve Tosya que j’ai eu l’honneur de rencontrer est évidemment

inconsolable...(photo ci-contre, devant une autre oeuvre de Levon : le mythique Mont Ararat pardi !). Depuis, plus de 40 000 visiteurs sont venus découvrir l’œuvre de son défunt mari. La famille est définitivement sortie de la misère - n’a jamais pu s'offrir autant de patates et de capacité de stockage sous leur modeste demeure et merveilleux jardin

mais Levan n'est plus là. Cette histoire est belle et triste. Des gens forts simples pour une vie et oeuvre extra-ordinaires.Venez visiter cet endroit, Tosya a besoin de comprendre que son mari a bel et bien réalisé une oeuvre prodigieuse de sa vie comme du sous-sol de sa maison modeste pour la postérité.  Merci Tosya de ton émotion et la bonté de ton accueil. Ton Levon a été un être extraordinaire. That’s all folks - c'est en Arménie.

 

 

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L'horreur du commerce et tourisme de transplantation

Publié le 13 Mars 2012 par Philippe MUGNIER dans Politique

Découragés par des listes d’attente interminables, des patients fortunés parcourent des milliers de kilomètres pour recevoir un rein, un coeur ou une cornée sans trop se soucier de leur provenance. Cet affreux trafic repose sur le manque de scrupules des uns et le manque d’argent des autres. Moins visible, le commerce des transplantations et le niveau type de tourisme qu'il génère repousse les barrières éthiques au seul profit de l’offre et de la demande. Face à la pénurie d’organes des pays développés, des donneurs des pays pauvres poussés par la pauvreté sont prêts à sacrifier un rein ou une cornée, quitte à rester ensuite sans soins.

L’enfer des donneurs "malgré eux"

"Dans le Pakistan rural, Haleem Bibi n’a pas eu le choix pour aider sa famille après la sévère blessure à la main de son

mari. Pour joindre les deux bouts en février de l’année dernière, cette mère de 7 enfants a vendu un de ses reins pour près de 1 500 dollars à une clinique s’occupant de clients étrangers, prêts à débourser plus de 40 000 dollars pour une transplantation d’organe. Quelques mois plus tard, la famille de Bibi croule toujours sous les dettes et sa santé s’est détériorée après n’avoir reçu aucun soin post-opératoire, une constante pour ce type de commerce". Tel est le tableau effrayant qui ouvre le dossier du Bulletin de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Des milliers de personnes pauvres du Pakistan mais également d’autres pays se retrouvent exploités sur le marché international des organes. Selon l’OMS, près de 10 % des 63 000 greffes de reins réalisées chaque année dans le monde impliquent le paiement des donneurs non-apparentés et de différentes nationalités. 

En Chine, ce sont les organes des condamnés à mort qui trouvent là un débouché financièrement juteux. L’origine des greffons permet même de programmer les transplantations selon le choix du "client". Mais le pays se s'est récemment engagé à ne plus recourir à ce type de pratiques lors de la conférence de Guangzhou sur les transplantations… évitant ainsi une mauvaise publicité quelques mois avant le début des Jeux Olympiques de Pékin. Le rouleau médiatique compresseur des JO étant désormais terminé, retrouvons vigilence...

Selon Organs Watch, projet indépendant de scientifiques, la liste des pays soupçonnés de ce type de trafic est longue : Pakistan, Chine, mais aussi Afrique du sud, Inde, Moldavie, Brésil…

Favoriser les alternatives au don pour mettre fin à ce tourisme morbide

En 2006, en France, près de 12 400 personnes ont eu besoin d’une greffe d’organes et 229 patients sont décédés faute de greffon. Chaque année, le nombre de personnes inscrites en liste d’attente est plus élevé (+ 4 % en 2006) et le décalage entre le nombre de nouveaux inscrits (5 433 en 2006) et le nombre de greffes réalisées (4 426 en 2006) reste important.

Différentes approches ont tenté de lutter contre le manque d’organes disponibles.

Parallèlement, la recherche progresse tentant de mettre au point des alternatives au don d'organes, comme les greffes d’organes d’animaux, des organes artificiels ou la mise en culture de cellules ou d’organes humains. Enfin, des soins préventifs s’avèrent nécessaires pour empêcher l’apparition de maladies nécessitant des greffes. Mais aucune de ces mesures ne saurait constituer des solutions crédibles dans les 5 à 10 ans à venir.

Faut-il autoriser le commerce d’organes ?

En 1991, l’Assemblée mondiale de la santé adopte le principe de l’interdiction du commerce d’organes : "Le corps humain et ses organes ne peuvent être l’objet de transactions commerciales. De ce fait, donner ou recevoir paiement (incluant toute forme de compensation ou de récompense) pour des organes doit être interdite".

Mais aujourd’hui, certains professionnels de santé vont jusqu’à remettre en cause ce principe. C’est le cas de Amy Friedman

chirurgien américain spécialisé dans les transplantations qui plaide dans le British Medical Journal pour un paiement des donneurs vivants non-apparentés. Selon lui, ce procédé permettrait d’augmenter l’offre via un marché légal et d’éliminer ainsi les trafics, en rendant la procédure plus claire pour toutes les participants. Outre des réserves éthiques évidentes, un tel système (déjà en place en Arabie Saoudite) attire immanquablement les catégories les plus pauvres de la population sans pour autant répondre pleinement à la pénurie de greffons. Enfin, une officialisation de ce commerce ne mettrait pas pour autant fin au trafic d’organes dans les pays défavorisés, où de nombreux candidats au don resteront séduits par l’argent, ou devront céder à des pressions autres que financières. Même en cas d’adoption de règles éthiques dans ces pays, il sera plus que difficile de les faire respecter avec un système sanitaire insuffisamment structuré.


Un système de transplantation basé sur l’argent devrait immanquablement accroître les inégalités, jusqu’à donner un prix à l’intégrité du corps ou à la dignité. A l’inverse, un système basé sur la solidarité et le don avec pour seule motivation le fait de sauver des vies n’apparaît pas suffisant pour régler le problème de manque de greffons.

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Nouvelles beautés touristiques insoupçonnées de ce monde : le "tourisme mercatique"

Publié le 4 Janvier 2012 par philippemugnier dans Marketing

Le tourisme est une industrie merveilleuse… Elle n’a de cesse d’inventer de nouvelles beautés sans lesquelles l’Homme ne pourrait construire et éduquer son sens du Beau, du Noble, du Vrai, de l’Héroïque. Il y a encore quelques années, la découverte touristique était une révision, illustration ou approfondissement « en réel » et sur le terrain de nos cours oubliés et biens enfouis de géographie, géologie, botanique, histoire, architecture ou encore politique. Les vacances d’alors avaient un goût d’après classe et l’instituteur était remplacé par le guide à casquette. Toute visite était alors prétexte à se confronter par la pierre à la réalité passée des Grands Hommes, des Grands Faits, des Grandes Œuvres de l’art et des techniques et de la magie réelle de la nature. Désormais, le jeune touriste devra avoir fait un petit détour par « Voici », « Paris Match » et le « Journal de 20h » pour bien comprendre ce que ses parents veulent lui montrer en vacances parmi les nouvelles beautés incontournables de ce monde. Le voyageur Ulysse, désormais imbibé par l’industrie envahissante de l’entertainment et de la  « pipolisation » du monde trouve désormais ses héros où il peut – dans les magazines chez son coiffeur s’il n’a

les moyens de voyager ou alors sur les lieux que l’industrie du tourisme désormais « pipolisée » à grand renforts de publicité. Magie du tourisme, chaque lieu de ce monde peut devenir un must touristique par la puissance de l’industrie de l’imaginaire et du futile. Le poème se déclame maintenant ainsi : Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage  et comme cestui là s’est exalté en découvrant le « Pont de Rivière Kwai » de Steve McQueen au Sri Lanka, a joggé sur le même chemin que Sarkozy à Brégançon, a retrouvé avec émotion le lavoir de la Mère Denis dans le Morbihan, à joué à Passepartout à Fort Boyard en Charente, a crapahuté dans les volcans de la pub Volvic, a retrouvé l’hôtel de l’île Maurice sur la plage duquel Emmanuel Béart a dévoilé sa poitrine à la France entière,

a retrouvé le pont du village de Bergues  à partir duquel le facteur Ch'Ti Dany Boon a pissé dans la rivière, a savouré les paysages de Patagonie dans lesquels Florent PAGNY exerce sa liberté de penser, a remplacé le guide Michelin par la prose DaVinci Codienne pour la découverte des grands monuments parisiens, à navigué dans l‘lndochine de Catherine Deneuve… (ou de Marguerite Duras pour les plus cultivés),…A côté des merveilles bien réelles qui visiblement ne suffisent plus à satisfaire les touristes, l’industrie avait déjà inventé le commerce du souvenir de pacotille. Désormais, l’objet du tourisme est aussi de visiter des pacotilles. Le show-business est désormais le meilleur allié de l’industrie des voyages.

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Corée du Nord - le paradis touristique oublié...

Publié le 15 Novembre 2011 par Philippe MUGNIER dans Décalé

Témoignages on-line sur www.koryogroup.com- agence on-line spécialiste de la Corée du Nord.... Pour ma part, je n'ai rien à rajouter.

"A trip to North Korea is the greatest possible adventure, there is simply nowhere as amazing, if you do not visit you are missing out…but until you have been it is difficult to tell just how mind-blowingly wonderful it all is!"
Andy Kershaw BBC Radio 3, on his 4th visit to North Korea with Koryo Tours for his music tour, November 2003 (From a US tourist - August 2007)

Dear Hannah, A million thanks for the tour to the most fascinating country in the world! It was all I dreamt it would be and much more. I really appreciate your time and patience in making the trip truly enjoyable, memorable and educational. I hope to travel with Koryo Tours again in the future.
Please send my thanks to Simon and Nick as well.
Thanks!!!!! 

 


    

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Tourisme dingo-nounours pour maîtres équilibrés

Publié le 23 Juin 2011 par Philippe MUGNIER dans Décalé

Vous êtes l'heureux maître d'une peluche qui recherche désespéremment une véritable visite culturelle, un peu de repos, de la relaxation et du dépaysement ? L'océan de douceurs et reconfort que votre ours en peluche vous procure depuis votre tendre enfance mérite bien une belle reconnaissance de votre part, non ? Vous pouvez donc désormais lui offrir le voyage de ses rêves. L'agence TEDDY TOUR à  BERLIN propose à votre peluche préférée une semaine de vacances pour une visite complète de Berlin (monuments majeurs, shopping, musées, ...), un picnic au parc ou encore les soins attentifs d'un physiothérapeute. Naturellement,  votre peluche reviendra avec un superbe album photo de ses périples et vous recevrez quelques jours plus tard ses cartes postales de tendre reconnaissance. 



Trois principes forts guident les prestations de l'agence :


1.  La sécurité - et ce de son arrivée à l'aéroport à la fin du voyage. Normal, une peluche fait partie des êtres les plus irremplaçables qui soient. Leur perte est tout bonnement impensable pour vous.
2. La non-discrimination : quelque soit la race et couleur, nationalité, religion, orientation sexuelle, forme physique ou psychologique de votre peluche - le service sera au top.
3. L'environnement : tout son périple se fera en vélo ou en transports en commun, votre peluche pouvant ainsi pleinement se vivre en eco-citoyen

4 packages sont possibles de 39 à 139 €  : circuit "paparazi", "compact", '"exclusif" ou "deluxe"

 

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Défenses des adeptes désignés du tourisme supposé inéquitable, égoïste et immoral !

Publié le 3 Février 2011 par Philippe MUGNIER dans Coup de gueule

Fumeuse, intrigante voire inquiétante la multiplication récente de nouveaux clercs dans leurs chapelles parfois dogmatiques, souvent prétentieuses et sures d’elles même pour décrire une réalité touristique à leur yeux fort insatisfaisante et prétendre la changer via de nouveau concepts et produits dans l’air du temps tels le « Tourisme équitable », le « Tourisme éthique », le « Tourisme solidaire », « Tourisme durable ». Intentions louables dans leurs fondements à priori – je suis comme eux, j’aspire pleinement en intentions et en actes via mes pratiques touristiques à la paix dans le monde, l’éducation, la richesse et la santé pour tous les humains dans un environnement préservé de la folie des hommes sauf que choisir de s’autocélébrer et se présenter comme adeptes et promoteurs du « Tourisme éthique », « Tourisme équitable » ou « Tourisme solidaire », « Tourisme durable », revient par la même à créer les catégories opposées - par lesquelles les non-adeptes de la "bien faisance" touristique sont par oppositions et non adhésion censés se caractériser et se ranger logiquement.

Ceux qui n’ont jamais acheté de leur vie un produit labellisé et auto-proclamé « Tourisme éthique », « Tourisme

équitable » ou « Tourisme solidaire », seraient donc des vacanciers adeptes du « Tourisme immoral », « Tourisme égoïste » ou « Tourisme inéquitable» , « Tourisme éphémère »? Créer et promouvoir ces notions en mon sens moralisantes revient à désigner les « purs » et les « nobles » d’âme et d’action d’un coté et les « salauds » et « vils » de l’autre. Mais que fait le parlement, que fait la police ? Si les soucis dénoncés par certaines de ces nouvelles mouvances touristiques n'étaient pas aussi graves, le "Code du Tourisme" n'aurait-il pas changé radicalement la donne à coup de Lois, Décrets contraignants et peines sévères ? Puisque non, j'en déduis que l'heure n'est pas si grave...je fais encore confiance en la sagesse du Parlement et réalisme de la Justice... Souvent, je rêve de poser les questions suivantes à certains activistes de la noble cause moralo-touristique. Dans leurs réponses (ou plutôt non-réponse), l'euro-centrisme joue souvent à plein. 

  • Les militants d’un tourisme chez l’habitant en Mauritanie ouvrent-ils la porte de leur appartement parisien aux touristes coréens ou émiratis de passage ?
  • Les tentes de SDF sur les bords de Seine à 300m du « George V » suscitent-elles les mêmes indignations que les favelas à proximité du centre ville de Rio ?
  • Les militants du droit à la découverte du monde pour tous, mettent-ils en œuvre des systèmes de financement de vacances dans l'occident riche pour papous ou roumains peu fortunés ?
  • Les moralisateurs stigmatisant le tourisme sexuel entre adultes consentants à l’étranger ont-ils bien mesuré la réalité du tourisme sexuel international dans l’économie touristique parisienne, de la ville d’eau de Châtelguyon ou du camping des Flots Bleus à Palavas ? 
  • Les acheteurs de « packages » certifiés tourisme éthique et durables en forêt amazonienne ont-ils traversé l’Atlantique en kayak ou en montgolfière pour limiter au mieux l’émission de Carbonne ?

Dans les années 30, mon grand père alors pauvre paysan avec une famille à nourrir dans les Alpes fermées au monde extérieur et aux modes de vie rétrogrades, a fait le choix de changer radicalement sa vie en une génération à peine pour être acteur à pleines dents du  tourisme de masse globalisé et pour grande partie financé et piloté par des pays voisins alors beaucoup plus riches. Pour ma part, je ne suis pas né comme mon père dans une ferme misérable mais dans un hôtel. Deux générations plus tard, je pense donc toujours à lui avec grand respect et reconnaissance lorsque au nom de l’éthique, de la durabilité, de la préservation d’us folkloriques et des modes de vie traditionnels j'entends encore parfois quelques nouveaux Ayatollahs de  la « bien-pensance » touristique qui déballent leurs  grands principes moralisateurs pour ceux qui tombent dans leurs pièges culpabilisants.  Merci grand père - j'adore ce que ton village www.lesgets.com est devenu et m'a permis d'être.

L’enfer est pavé de bonnes intentions… 

 

« La valeur des vacances, c’est la vacances des valeurs " Edgar MORIN 

 

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