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Ze blog off de Philippe Mugnier

La culpabilisation d'être touriste, c'est un fonds de commerce !

Publié le 2 Juin 2020 par Philippe Mugnier dans Prospective, Marketing, Coup de gueule, Politique

Interview paru dans le magazine professionnel VOYAGES et GROUPE le 2 juin 2020 - propos recueillis par Dominique de La Tour 

Voyages & Groupe : Comment voyez-vous l'avenir du tourisme dans l'immédiat ?

Philippe Mugnier : J'aime d'autant moins jouer les futurologues que j'en vois plus qu'il n'en faut, ces temps-ci. Et tous semblent acter un « monde d'après », un « changement de paradigme », comme ils disent ! En deux mois seulement ? La crise est-elle vraiment structurelle ou juste circonstancielle ? Moi, je n'en sais rien, mais visiblement, il y en a beaucoup qui savent ! Tout ça avait commencé bien avant : l'environnemental, le durable, le shaming, cette honte de quoi ? De prendre... l'avion ? Mais on a derrière nous plus d'un siècle de honte à voyager en autocar ! Rien de nouveau dans ce que prétend imposer Greta Thunberg... La culpabilisation d'être touriste, c'est un fonds de commerce. Le Covid n'a fait qu'accélérer le mouvement. En fragilisant les esprits. Le rouleau compresseur normatif a pu ensuite passer. Dégoulinant de moraline, il a généralisé l'idée que l'industrie du tourisme s'était mal comportée.

 

VG : Une expiation ? Avec le Covid comme fléau de Dieu ?

PM : Avec ce rouleau normatif on ne peut plus regarder la réalité sanitaire en face. Je repense à ce bouquin de Jean-Didier Urbain, publié il y a quelques années. Il y avait ce concept « d'idiot du voyage », qui opposait avec ironie d'un côté du grand voyage, fait par les nobles adeptes du shaming, de l'autre le vilain tourisme des groupes, des mecs en autocar, des croisiéristes... A présent, tout le monde se plie à cette idée, au point que les pros du tourisme affirment d'eux-mêmes qu'ils travaillent pour une industrie qui n'est pas une industrie noble. Ils vont à confesse pour avouer l'horrible péché : avoir allongé des gens sur une serviette au Grau-du-Roi ! Le Covid fait renaître les ligues de vertu. Je ne devrais pas le dire, parce que c'est ma région, mais je vois aujourd'hui Auvergne-Rhône-Alpes présenter ses lettres de créances au « tourisme bienveillant ». Mais ça veut dire quoi, « tourisme bienveillant » ? Qu'avant, il ne l'était pas ? Qu'avant, il était malveillant ? Ma propre histoire familiale c'est celle d'un petit village de Savoie (Les Gets, NDLR.) qui, grâce au tourisme, a institué une bourgeoisie, et un prix au mètre carré aussi élevé que dans l'île de la Cité. Je suis fier que mes aïeux aient transformé le paysage et la sociologie.

 

VG : Vous voyez donc le tourisme comme une chose fondamentalement positive... ?

PM : Le tourisme, c'est l'industrie de la liberté, la plus libre qui soit : les vacances, c'est l'expérimentation : de nouvelles amitiés, une recherche dans la sexualité... les vacances, c'est l'espace-temps de la découverte, de l'ouverture, des rencontres. Toute l'année, on accepte le costume-cravate, sous réserve qu'enfin, l'été, il y ait ce carnaval des vacances, où on s'écarte de la norme, des préjugés. Avec l'adoption unanime du tourisme vertueux, on est en train d'accepter que les vacances soient aussi contraignantes que les non-vacances, qu'elles ne bousculent rien des habitudes, si ce n'est en se pliant à des chartes de comportement sécuritaires, qu'elles s'arrogent le droit de labelliser les destinations, de décréter laquelle est la plus sympa ou la moins sympa. 

 

VG : Mais il y a toujours eu dans les vacances ce conformisme de vous poser socialement... ?

PM : Bien sûr. Certains pays du Golfe n'ont absolument aucun intérêt touristique si ce n'est celui d'en parler à la machine à café au retour. On assume de s'ennuyer ferme sur place, en échange de la capacité à faire le malin devant les autres... On y est allé pour se distinguer. Comme d'autres vont à Barcelone pour se conformer. La liberté, ce serait d'aller où on veut vraiment aller : excellent remède au sur-tourisme !

 

VG : Le sur-tourisme n'est-ce pas toujours les autres ? On condamne le sur-tourisme à Amsterdam mais pour soi-même y aller, en y étant tout seul ? 

PM : Qu'Amsterdam cesse de faire sa promotion en n'invitant plus de journalistes ou en fermant la page Web en anglais ou en chinois, c'est ce qu'on appelle un marketing de fuite par opposition au marketing du venez-à-moi. « J'arrête de vous dire de venir, et je vous dis même que j'arrête de vous le dire ». Ce n'est que la repentance de ceux qui comptent se réserver un tourisme élitiste... et interdire aux autres le tourisme de groupe. Le vertueux chemin de Saint-Jacques devrait s'imposer à toute la « planète »sous le masque du « durable » ? Leur « slow tourism » est une manière discrète d'interdire le tourisme de tous. Mais c'est mathématiquement impossible. 

 

VG : Tout comme il est de bon ton de haïr les compagnies low cost... ?

PM : ...qui permettent pourtant de découvrir Skopje et la Macédoine du Nord, ou de pousser les gens vers le télétravail en Dordogne tout en faisant revivre les campagnes. Mais le Coronavirus, c'est le Sida du tourisme. OK on prend la capote. OK on prend le masque. La sexualité n'a pas disparu pour si peu. Pourquoi le voyage disparaîtrait-il ? Que les corps sanitaires fassent leur boulot, que les corps de l'Etat aillent dans le sens du corps médical, mais pourquoi les pros du tourisme intègrent-ils si vite cette invitation à ne pas aller en Europe ? Aller en Allemagne plutôt qu'en France, c'est courir le même niveau de risque, pourtant... Sans les pros du tourisme, la jouissance hédoniste du tourisme, qui va la porter ? Qui va contrebalancer ? Où sera le contrepouvoir si l'on a un excès dans le sanitaire ? Une fois que le gros de la crise est passé, il faut revenir à l'hédonisme ! Que ceux qui, dans le tourisme, ont une voix forte, rappellent qu'on est des toubibs, car notre industrie est destinée, non à faire le mal, mais au contraire à faire du bien à la tête ou au corps. Marcher sur la plage ou dans les montagnes... Dans le temps, les cures étaient remboursées. 

 

VG : En quelque sorte, on serait passé de l'éloge de la gastronomie à celui du jeûne ?

PM : Tout-à-fait ! C'est effrayant, les effets du Covid : on avait une fenêtre de tir pour l'universalisme à la française qui aurait pu réaffirmer que le livre était aussi important que le pain. Au lieu de ça on a fermé les librairies et attaqué Amazon. Pareillement, on a abdiqué la responsabilité morale du tourisme par rapport à un besoin fondamental de se confronter à des gens qu'on ne rencontre jamais dans la routine professionnelle ou villageoise. Si on acte du fait que le tourisme, c'est pas bien, on accepte de rester dans la sociologie cloisonnée du reste de l'année, on accepte une société clivante comme toute société dirigée et segmentée par le marketing.

 

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Bientôt un certificat de bon touriste apte à voyager ?

Publié le 19 Mai 2020 par Philippe Mugnier dans Politique, Marketing, Coup de gueule

Interview paru dans le numéro de mai 2020 du magazine HUG spécial "Mise à nu" pour le dossier "Ils imaginent un tourisme meilleur". A découvrir via  https://lnkd.in/dRCUdpR

 

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Mai 2020 : sous la plage, les pavés !

Publié le 6 Mai 2020 par Philippe Mugnier-Eté dans Prospective, Politique, Marketing, Décalé

Alors que la date de déconfinement approche et que les comptes en banques des particuliers comme des entreprises font pâle figure, l’actualité médiatique révèle une obsession des Français, non pas pour leurs modalités de reprise du travail mais pour la planification de leurs prochaines vacances estivales… Dans la hiérarchie des réponses attendues de la puissance publique, la question de la réouverture des plages et des déplacements estivaux semble autant, voire plus centrale que celle des modalités du retour en entreprise. Et vous, vous allez faire quoi pour vos vacances d’été demande Monsieur Dupont à son voisin masqué, tout comme lui voyageur et aventurier d’ascenseur… ?

Dans ce grand chamboule-tout imposé par cette tragédie covidienne, s’il est bien une partie de notre logiciel personnel qui n’a pas bougé, c’est l’idée que les vacances d’été, cela reste sacré, pas touche aux rites juilletistes ou aoûtiens des estivants ! Au drame des morts du Covid-19 et d’une économie massacrée ne peut donc s’ajouter celui de vacances d’été amputées, le bouchon serait poussé trop loin. On fera les comptes à la rentrée de septembre, entre-temps, vacances et rosé SVP ! On a suffisamment morflé depuis mars n’est-ce-pas ?  Alors place au farniente - et de suite ! Toucher à notre culture vacancière, cela revient à toucher à notre intégrité, c’est une question civilisationnelle Monsieur – et vive la France ! Car les vacances appartiennent désormais au registre des libertés fondamentales, celles qui conditionnent notre dignité si elles venaient à être chahutées. La France moderne issue de 36 et des congés payés s’est construite avec des billets de banque affublés d’une Marianne aux nibards à l’air pour acheter sa glace vanille-pistache. Sur cette base, l’exposition des corps sur nos plages est depuis devenue notre grande messe républicaine annuelle.

Depuis le 17 mars, passe encore de se voir infantilisé par des attestations de sortie, des injonctions à en baver pendant le confinement, une déresponsabilisation de soi par l’omniprésence des pères fouettards, une propagande d’état télévisuelle, une vie démocratique à marée basse, un abrutissement TV à coup de petit baigneur de Funes pour seule évasion culturelle… passe encore donc tout cela, mais les vacances, enfin, les vacances, non – PAS-LES-VA-CAN-CES ! Cette séquence estivale qui paraissait traditionnellement futile ou secondaire dans notre savoir-être national s’affirme plus que jamais vitale et centrale pour les citoyens. Dont acte – vox populi vox… !

Outre l’impératif économique qui sous-tend la réouverture rapide des entreprises touristiques, toucher aux droits acquis des vacances déclencherait sans nul doute une véritable bombe politique, alors que les pétards sont déjà prêts à sauter, et ce bien avant le 14 juillet. A la guerre comme à la guerre, certains imaginent pourtant dans leur fort intérieur, sans oser trop l’exprimer cependant que, pour rattraper le « temps perdu », les mômes aillent à l’école jusqu’à la fin juillet et leurs parents au boulot plutôt qu’au camping, parce que vous comprenez, dit la petite musique, il faut bien relancer la machine économique, un peu de pudeur et de sueur que diable, au turbin les gars les filles, les vacances peuvent attendre... ! Sauf que la machine économique, l’été, c’est le tourisme. Vous en voyez d’autre vous de machine ? Même s’il faut bien remplir son frigo, imaginez-vous un instant un mois d’août laborieux (sauf pour les cafetiers j’entends) ?  Stop, pas touche aux congés donc, autrement on ressort illico-presto maillots et bonnets de bain jaunes ! Après huit semaines de confinement, bien que fatigués psychologiquement, alors que les corps n’ont peut-être jamais été autant reposés, ceux-ci réclament déjà à se prélasser ? Allez, vite - au turbin ! se tentent à relayer certains éditorialistes, et quand vous aurez bien bossé, les vacances pourront s’envisager… Une telle expression est évidemment difficilement assumable et du reste peu s’y sont risqués… Les politiques et employeurs qui ont osé évoquer la prise de congé sur la période de confinement se sont pris une volée de bois vert.

Alors se diffuse l’idée d’un tourisme d’hyper-proximité pour cet été… Quel drôle de concept tout de même ! C’est quoi un tourisme d’hyper-proximité sinon une pratique de loisirs du dimanche que l’on répète tous les jours qui suivent… ? On accueille des amis chez soi puis, à moins d’une heure de route, une balade ici, un château et un musée par-là, puis on recommence le jour d’après ? Cela, c’est dans le meilleur des cas, car beaucoup de français ont toujours trouvé leur dimanche ennuyant, alors c’est ennuyeux - les multiplier en semaine, c’est pas glop ! Franchement, ce concept d’hyper-proximité est-il la conséquence d’une exigence de prudence sanitaire dont l’efficacité reste à prouver ou plutôt la volonté de faire passer l’idée que, puisque cet été va être aussi similaire à tant de dimanches déjà vécus, alors autant aller au boulot !? Difficile de se risquer à ce procès d’intention.

Bref, chacun pressent qu’à la rentrée de septembre, tout le monde va morfler dans ce monde à réinventer. Notre énergie et créativité seront alors à dédoubler, pour bosser ou pour gueuler. Alors, siouplaît, avant de basculer définitivement dans l’autre monde, accordez-nous une toute dernière parenthèse enchantée, faite de vraies libertés et autres joyeusetés, vive les vacances d’été, et pas que de proximité ! Sinon, à la rentrée, sous la plage - les pavés !

 

Philippe Mugnier-Eté

6 mai 2020

 

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Tac au tac

Publié le 13 Juin 2018 par Philippe Mugnier

Mon interview par Jean-Paul Gavard-Perret paru dans http://www.lelitteraire.com/?p=40835  le 4 juin 2018

Qu’est-ce qui vous fait lever le matin ?

Izou de Pic­pus of But­ter­fly Dream et Malou de Pic­pus du Relais Napo­léon, mes deux chats sacrés de Bir­ma­nie qui me réclament quelques caresses mais sur­tout une gamelle rem­plie de nou­velles vic­tuailles… Autre­ment, le réveil de ma ves­sie. Bref, dans les deux cas, le rap­pel de la chair.

Que sont deve­nus vos rêves d’enfant ?
Des rêves d’adulte, c’est-à-dire enri­chis de l’intuition que cer­tains peuvent enfin deve­nir pos­sibles car des pre­miers ont déjà pu être réalisés…

A quoi avez-vous renoncé ?
A avoir un corps de rêve (incom­pa­tible avec ma gour­man­dise) et un jour à diri­ger (même 10 mn) un orchestre sym­pho­nique avec une cen­taine de cho­ristes (mais si vous avez des tuyaux, me contac­ter en mes­sage privé SVP…)

D’où venez vous  ?
Là-bas, pre­mière à gauche.

Qu’avez-vous reçu en dot ?
De gen­tils fan­tômes mais je suis ne suis pas homme à marier

Un petit plai­sir — quo­ti­dien ou non ?
Nour­rir et tou­jours gar­der quelques petits secrets en réserve, donc désolé, top secret.

Qu’est-ce qui vous dis­tingue des autres écri­vains ?
C’est la toute pre­mière fois de ma vie qu’on me qua­li­fie d’écrivain #lol #lechoc — Laissez-moi digé­rer… A y réflé­chir, si je leur res­semble, c’est je crois en par­ta­geant avec eux cette fou­tue pré­ten­tion à croire que ce que nous écri­vons puisse avoir de l’intérêt pour les autres. Ce qui m’en dis­tingue serait alors au moins mon nom, pré­nom et date de nais­sance. J’ai bon ?

Com­ment définiriez-vous votre approche de l’Histoire ?
Une méfiance pour les manuels d’histoire et un appé­tit pour les petites his­toires qui font du chamboule-tout dans les têtes…

Quelle est la pre­mière image qui vous inter­pella ?
Des images pieuses d’un goût esthé­tique sou­vent très dou­teux. Pour­quoi faire dans le cul-cul pour des choses sup­po­sées aussi sérieuses ?

Et votre pre­mière lec­ture ?
Celles que je me sen­tais obligé de lire en cachette (Cavanna, Sade, Nietzsche, Des­proges, Hel­vé­tius…) à l’internat pour évi­ter les répri­mandes de frère Pierre ou pour ne pas faire trop intello auprès de cama­rades volon­tiers cogneurs de petits gros à lunette.

Quelles musiques écoutez-vous ?
Presque toutes, même de la techno et de la musique mili­taire, c’est vous dire ! Selon les moments de la vie et du jour : un peu de Piaz­zolla, une pin­cée de Gersw­hin, un soup­çon de Shel­ler, un doigt de Brel, l’intégrale com­plète des requiem avec chœurs et orchestre, un cock­tail de salsa et de bossa-nova, les grands du rock et de la pop, Nina Simone, Phi­lipp Glass, Luz Casal, du jazz manouche à la folie mais aussi de la daube musi­cale qui fait dan­ser entre amis.

Quel est le livre que vous aimez relire ?
« Les Fleurs du Mal » de Bau­de­laire, un choc d’adolescent qui a fait bug­ger mon logi­ciel personnel.

Quel film vous fait pleu­rer ?
« Ele­phant man » de David Lynch, encore et toujours.

Quand vous vous regar­dez dans un miroir qui voyez-vous ?
Mon pire ennemi mais ça s’arrange avec le temps.

A qui n’avez-vous jamais osé écrire ?
A moi.

Quel(le) ville ou lieu a pour vous valeur de mythe ?
Paris, ma ville d’adoption.

Quels sont les artistes et écri­vains dont vous vous sen­tez le plus proche ?
L’artiste dont l’œuvre me parle et me secoue le plus est celle du plas­ti­cien Thierry Ehr­mann. Alors que nous sommes à des années-lumières, cet homme me fas­cine et j’aimerais être proche de lui.

Qu’aimeriez-vous rece­voir pour votre anni­ver­saire ?
Un an de plus, à renou­ve­ler SVP chaque année jusqu’à ce que dise stop…

Que défendez-vous ?
La pleine et abso­lue liberté de conscience, d’opinion, de créa­tion, de contrôle de son corps, dans la vie, la sexua­lité, face à la mort…

Que vous ins­pire la phrase de Lacan : “L’Amour c’est don­ner quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas”?
Une pro­fonde exas­pé­ra­tion face au ver­biage des psy­cha­na­lystes. Vous pou­vez répé­ter la question ?

Que pensez-vous de celle de W. Allen : “La réponse est oui mais quelle était la ques­tion ?“
La réponse est dans la question.

Quelle ques­tion ai-je oublié de vous poser ?
Bon­jour, ça va ?

 

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Des Gets au Léman : une saga entre foi et loi

Publié le 2 Juin 2018 par philippemugnier dans Histoire

Un récit généalogique parcourant l’histoire des Gets, de la vallée d’Aulps et des bords du Léman. L’histoire locale des provinces du Chablais et du Faucigny en Savoie revisitée à l’aune d’une originale saga familiale.

L’HISTOIRE

En 1572, avant que le Royaume de France ne commette ses pires massacres religieux lors de la Saint-Barthélemy, un abbé dévoyé et issu de l’une des plus illustres lignées nobiliaires de Suisse parvient – faute de mieux - à marier sa fille bâtarde à Pierre Mugnier, petit notable savoyard du col des Gets en Faucigny alors en proie aux assauts de calvinistes bernois. Dans ce village de montagne supposément peuplé dès le 14ème siècle de Juifs chassés de Toscane - ou de Sarrasins selon certains… - le destin de cette famille de modeste extraction paysanne bascule alors en se mettant au service de la reconquête catholique en Chablais. En lien avec la Maison de Savoie et le futur Saint François de Sales, une nouvelle branche de « Mugnier des Gets » connait alors, par ce pas de côté, une promotion sociale express via le notariat et l’église, l’arrachant ainsi à un destin paysan qui lui était tout tracé dans les alpages. Pendant deux siècles, ces hommes et femmes de Foi ou de Loi seront à l’origine du développement, et à la tête, d’institutions religieuses du Bas-Chablais, avant que l’idéologie révolutionnaire de 1789 ne marginalise, puis n’éteigne définitivement, cette lignée familiale sur les bords du Léman. Leurs très lointains cousins, dont ils se sont détachés au 16ème siècle, restèrent de modestes paysans de montagne jusqu’à la naissance au 20ème siècle de ce qui allait devenir une station de ski de renom. Ce récit généalogique d’une branche jusqu’alors inconnue des « Mugnier des Gets » nous conduit à revisiter de nombreux épisodes originaux de l’histoire des provinces du Chablais et du Faucigny ainsi que du village des Gets, de ses origines burgondes à nos jours.

CRITIQUE

Parue le 24 mai 2018 www.lelitteraire.com/?p=40582

 

LE LIVRE

Ouvrage de 156 pages illustrées (2,6 X 0,9 X 21,6 cm) en vente 24,90 € TTC via notamment la librairie en ligne www.amazon.fr, la Maison de la Presse des Gets et Librairie Passaquin de Morzine

 

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Classement, mon beau classement…dis-moi où voyager !

Publié le 21 Janvier 2018 par philippemugnier dans Marketing

Toi qui travailles dans le tourisme, quel est le « Very best of » des destinations en 2018 ? Que me conseilles-tu ? Quel est le top 10 des « Places to visit » ? Où faut-il aller ? Quels sont les lieux de rêve à découvrir absolument avant de mourir ? Lonely Planet, TripAdvisor, Femme Actuelle, Facebook ou Les Echos m’ont dit qu’en 2018 il fallait absolument considérer la destination X (selon votre sensibilité, complétez par Cuba, Portugal, Costa Rica, Bordeaux, Oman…) avant qu’elle ne soit trop enlaidie, trop formatée, trop chère, trop touristique, trop ringarde ou avant qu’elle ne disparaisse sous les eaux… Qu’en pensez-vous en tant que professionnels des voyages ? Dans sa boule de cristal - doigt mouillé également autorisé - l’agence Irma Travel caresse alors souvent le poil du client dans le sens de ces multiples classements qui délivrent les clés sur qui est in, qui est out. Jusqu’à neuf, c’est OK, la destination est in. Après quoi, elle est KO, elle est out ! Le client qui se voulait « in » ressort alors de l’agence avec le précieux billet pour une destination devenue finalement au fil des ventes d’un conformisme confondant, à la limite du « out ». Le propre de la tendance et des classements n’est-il pas effectivement d’accentuer une standardisation des destinations qu’ils génèrent par leur simple énoncé ? L’intérêt des classements des « very best of » réside peut-être aussi dans leur capacité marketing à cacher pour un temps la banalisation en cours de destinations parfois arrivées à maturité mais qui, en attendant leur possible tassement, continuent de faire vivre grassement l’industrie. Le volume fait magiquement la tendance des classements, qui confortent à leur tour le chiffre d’affaires des professionnels du voyage... Ce principe de prophétie auto-réalisatrice arrange bien l’industrie : continuons alors à affirmer que la destination X est LA destination tendance de l’année, puisque c’est elle qui nous nourrit encore ce jour et qu’elle est rentrée à force de marketing et promotion des classements dans le « top of mind » des leaders d’opinion puis des voyageurs. Aussi, en mesurant maintenant l’investissement et la visibilité marketing des destinations, nous avons par une corrélation magique notre classement des « where to go » des prochaines années. Logique et légitime, cela veut dire que les destinations ont fait du bon boulot pour façonner l’opinion publique de l’industrie des voyages. Face à ce rouleau compresseur commercial, la bataille est plus rude que jamais pour rentrer dans ces diverses listes. Pensez donc, sur 197 Etats reconnus par l’ONU, pas moins de 164 affirment une ambition touristique en étant membres de plein droits, associés ou observateurs à l’Organisation Mondiale du Tourisme. Même les pionniers de l’OMT des tout débuts de 1975 (Afghanistan, Bolivie, Bangladesh, Burundi, Gabon, San Marin, Syrie…) restent encore ce jour en bas de classement et peut-être encore pour un temps hors « tendances ». Dans l’hexagone, la guérilla marketing entre destinations est forte pour capter une partie de la manne des 23 millions de voyages internationaux des Français. Mais s’il est une qualité qui peut caractériser le voyageur français, c’est l’individualisme – voir le snobisme de certains - qui pourrait faire mentir la pertinence des listes de tendances. Alors, quel est le top 10 des « Place to visit » ? Où faut-il aller ? Sérieusement, cher(e) ami(e), va donc où bon te semble – selon tes désirs et tes moyens ! Si tu es un français moyen de 42 ans aimant les voyages, il est probable que tu ais déjà visité plus d’une trentaine de pays dont la quasi-totalité de ceux qui sont dans le « Top 10 des tendances 2018 ».  Pour tes prochaines vacances ou ton futur congrès ou incentive, il t’en reste alors plus d’une centaine à découvrir avant de mourir, vertigineux non ? La vraie tendance indiscutable, celle qui correspond à ton être le plus profond, c’est l’individualisme, la singularité, l’originalité ! La pleine liberté d’exploration de la mappemonde est permise (si- si !) et n’a jamais été aussi facile, on aurait alors tort de se priver. Profite et laisse-toi donc porter par tes envies ! N’écoute ni les journalistes et les pros du tourisme, ne t’inspire d’aucune étude, ne suis aucun sondage, fait ta « to visit list 2018 » tout seul. Ce droit au voyage et à la découverte est inscrit dans le marbre de l’article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme proclamée en 1948. Un droit imprescriptible à «circuler librement », à «quitter son pays et y revenir». Le 7 janvier 2015 dans les locaux de Charlie Hebdo, le grand voyageur Michel Renaud créateur des « Rendez-vous du carnet de voyages » de Clermont-Ferrand a payé de sa vie le fait d’avoir toujours fait le lien entre liberté d’expression et liberté de voyager. Par cette fusillade parisienne, la carte des destinations ouvertes aux touristes s’est subitement réduite comme peau de chagrin et les terroristes auraient souhaité que le monde des découvertes possibles se soit rétréci chaque jour davantage pour les voyageurs avides de découverte et de partage. Ne laissons pas passer ça, une liberté ne s’use que lorsqu’on n’en use. Voyageur de loisirs ou d’affaires, ton baromètre personnel des destinations tendances de 2018 ne peut suivre aucune règle, sinon celle de tes désirs. Choisit les professionnels du tourisme qui se mettront en phase avec ceux-ci. Si l’objet de ta curiosité est le Nunavut, les Iles Vierges, le Vanuatu, la Corée du Nord, les Comores, la Macédoine, Châteauroux, l’Ouganda, Sao-Tomé, les îles Féroe ou l’Iraq, visite-les maintenant !  Quand ces destinations seront dans les classements, il sera déjà trop tard pour bien les savourer… Les destinations proclamées « tendances » sont par nature des destinations déjà installées. Bref, soit libre ! Les classements sont le miroir des désirs et intérêts de l’industrie, rarement des rêves profonds des voyageurs.

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Quand les marchands de sommeil sont fatigants…

Publié le 24 Mai 2015 par philippemugnier

Dans l’hôtellerie d’affaires comme de loisirs, une novlangue est en train de faire des ravages d’emphase. Le plus banal des repas se transforme ainsi dans les brochures commerciales et la bouche de vos serviteurs en « Culinary experience », le jacuzzi-sauna en « Spa retreat », le dodo-réparateur en « Sleeping session » et la trempette aquatique en « Beach adventure »… Au restaurant, commandez une modeste salade en entrée et le serveur vous encouragera comme chez Ducasse d’une « Bonne dégustation ! », sans parler de la « Bonne continuation ! » du plat suivant… Même Flunch s’y est mis ! Si cela n’était que de la préciosité langagière, amusons-nous en. Sauf que l’industrie hôtelière se paie de mots tout en rendant souvent la vie de ses clients encore plus complexe et stressante. Par expérience, le voyageur d’affaires angoisse désormais dès l’ascenseur à l’idée de devoir une fois sur dix effectuer un aller-retour chambre-réception pour changer sa carte magnétique défectueuse d’ouverture de porte. Finalement arrivé à bon port, et avant de pouvoir s’endormir après une journée de dur labeur et de décalage horaire pénible, il doit parfois s’imposer dix minutes d’exploration, tâtonnement et déconvenues diverses pour finalement réussir à éteindre toutes les lumières, TV, climatisation et fermer rideaux automatiques de sa « Presidential Deluxe Superior Suite Room». Ceci fait, il n’est cependant pas entièrement rassuré sur sa capacité à aisément rallumer une lumière en cas de besoin dans la nuit... Dans cette phase pré-sommeil de chasse aux trésors d’interrupteurs, il convient également pour lui de localiser la prise - avec l’adaptateur qui convient - dans laquelle son SmartPhone pourra se recharger pendant la nuit…Et comme il est tout de même plus rassurant de le garder à portée de son lit (en effet, le précieux objet téléphonique fait aisément lampe torche et réveil matin – lui !), cela oblige le voyageur à débrancher la lampe de chevet puis déplacer la table de nuit qui cache ladite prise utile au chargement salvateur. Dix interrupteurs à maîtriser et trois télécommandes à dompter dans une chambre et toujours aucune prise électrique à côté du lit, telle est la nouvelle réalité du nomade connecté ! Sous Pompidou, le voyageur de commerce y retrouvait plus facilement ses petits. A l’hôtel « Bellevue », la vue était belle. A l’hôtel « Au Lion d’Or », au lit on dort. Simple et efficace côté promesse-produit. Une préciosité dans les services et équipements a désormais gagné une certaine hôtellerie d’affaires et la novlangue qui l’accompagne veut nous endormir. Mais si seulement l’entrée dans le sommeil était plus douce…

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Article 13, victime collatérale de l'esprit Charlie - Hommage à Michel Renaud

Publié le 14 Janvier 2015 par philippemugnier

Michel Renaud, assassiné le 7 janvier 2015 dans les locaux de Charlie Hebdo par des terroristes islamistes avait parmi ses nombreuses passions celles du dessin et des voyages. En mêlant ses passions et créant en 2000 à Clermont-Ferrand les « Rendez-vous du Carnet de Voyage », il rêvait que via le dessin, l’usage de la liberté d’expression et de création incite davantage de concitoyens à utiliser sans retenue leur droit imprescriptible à «circuler librement », à «quitter son pays et y revenir». Ce droit au voyage et à la découverte est inscrit dans le marbre de l’article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme proclamée en 1948. Tout au long de sa vie, Michel Renaud a parcouru le monde en humaniste de manière insatiable, notamment dans les pays les plus confidentiels - de tous horizons politiques, culturels, ethniques et religieux - et en dehors du champ habituel des destinations marquetées par l’industrie touristique mondiale. Les carnets de voyage valorisés dans ses "Rendez-vous" avaient pour vocation à montrer les richesses de tous ces pays - absolument sans exclusive - et c'est sa curiosité aux merveilles du monde qu'il souhaitait partager avec le public via le dessin. Si l’attentat de Charlie Hebdo nous bouleverse quant à sa violence symbolique sur ce qui nous est le plus précieux en France - la liberté absolue de conscience, d’opinion, donc de création – il ne doit pas occulter l’une de ses premières conséquences concrètes : la restriction massive de notre spectre des voyages possibles et de ce droit fondamental à circuler en toute sécurité pour découvrir, partager, fraterniser entre citoyens du monde, ceux qui visitent - ceux qui recoivent. En croyant réussir à s’en prendre à la liberté d’expression de Charlie Hebdo et d’autres, les terroristes ont perdu ce jour une première bataille – l’esprit Charlie est plus vivant que jamais, et ce à un niveau désormais international. Ces exaltés de Dieu ont par contre déjà gagné sur un point : une atteinte frontale et réussie à l’article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, victime collatérale et discrète des attentats du 7 janvier. Par cette fusillade parisienne, la carte des destinations ouvertes aux touristes continue de se réduire comme peau de chagrin et le monde des découvertes possibles se rétrécit chaque jour davantage pour les voyageurs avides de partage. La globalisation des échanges, des rencontres et des possibilités de fraternités humaines est en deuil et en fort péril. La France compte ce jour au moins 3 millions de nouveaux lecteurs de Charlie, parfait et magnifique. Cependant et en mémoire et honneur de Michel que j'ai eu le bonheur de cotoyer, je formule le vœux - dans l’esprit et la finalité de ses «Rendez-vous du Carnet de Voyage» - que les citoyens du monde se lèvent en masse, exigent et usent encore plus de leur droit absolu à voyager. Que les dessins des carnets de voyages des "Rendez-vous" de Michel, comme d'autres initiatives à inventer de toute urgence pour le développement du tourisme international - arrivent à les en convaincre et leur en donner la force et courage. Liberté d'expression et de voyager sont de même nature. Michel Renaud et l'article 13 sont Charlie.

Philippe Mugnier

https://www.youtube.com/watch?v=sY8HqDjO-YY

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Coups de bâton et baguettes magiques sur la meeting industry

Publié le 24 Octobre 2014 par philippemugnier dans Politique

Tout au long du mois d’octobre, de nombreux oiseaux de mauvaise augure (Ebola, Daech,…) ont volé en escadrille et plombé le moral puis les finances de nos industries. Dans ce même ciel perturbé, quelques jolies fées ont par contre enchanté ce mois si chaud. Pour la pleine réalisation de nos vœux, la patience s’impose cependant car l’heureux dénouement du conte de fées en marche semble être 2025 – pas avant. Si le bouquet final attendu est si tardif, ces fées nous annoncent peut être dès l’année 2015 l’ouverture d’un nouveau cycle enthousiasmant pour nos professions. Le premier coup de baguette magique est survenu le 8 octobre d’Outre-Manche avec l’affirmation par « The Daily Telegraph » s’appuyant sur les travaux d’experts allemands que « La France dominera l’Europe en 2025 en sa qualité de première puissance continentale». Dont acte. Si nos chers voisins l’affirment… prenons-les volontiers au mot car fin juin dernier, ça rigolait moins avec nos experts maison. Le rapport « France Stratégie 2025 » nous plombait alors le moral en affirmant qu’à coup sûr, « la France sera plus vieille, plus petite, moins riche ». Vraiment pas de quoi emballer les fées ! Plus concret pour nos métiers, le deuxième coup de baguette enchantée arrive la semaine suivante : le 13 octobre, c’est alors le plus haut niveau de l’Etat qui apporte son soutien à la candidature de la France pour l’organisation d’une Exposition Universelle en 2025. Bingo ! Car si gagné, ExpoFrance boostera bien avant son ouverture l’industrie de l’événementiel et des meetings. Arrive enfin le troisième coup de pure grâce le 27 octobre avec l’ouverture au public de la Fondation Louis Vuitton. Au jardin d’acclimatation qui a connu tant d’expositions historiques, voici un nouveau geste architectural majeur qui nourrit l’attractivité de la capitale comme en leur temps les héritages emblématiques (Tour Eiffel, Grand Palais,…) de nos dernières expos universelles. Ces icones structurent encore le paysage parisien et nos métiers de l’événementiel. Pour compléter le tout, le Conseil de Paris tranchera dès le 17 novembre 2014 sur le lancement du projet pharaonique de la Tour Triangle qui pourrait dominer de ses 180m le parc des expositions de la Porte de Versailles. Après avoir déjà décroché les Gay Games pour 2018, arrivera aussi très vite dans l’agenda politique la décision pour une candidature de Paris aux JO de 2024. Mais il parait qu’avec les fées survolant le skyline parisien, nous n’avons droit qu’à trois vœux… Il est dès lors peut-être plus pertinent de croire de toute urgence ces prochains jours à la force et l’audace du politique plutôt qu’aux fées…

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IFTM-TopResa : piste aux étoiles et graines de star

Publié le 10 Septembre 2014 par philippemugnier dans Marketing

Qu’on se le dise dans la galaxie tourisme, l’IFTM devient une grande messe des voyages d’affaires et événementiels ! Des affaires - il s’en traite beaucoup, des événements, il n’en manque pas. Un régal pour l’industrie. En complément de l’offre inégalée de vendeurs des 5 continents, des cérémonies en tout genre : trophées et awards, conférences, pots champagnisées...et autres rituels bien rodés. Entre deux rendez-vous consistants, c’est le véritable règne du marketing « bisous-bisous » - celui peu enseigné dans les écoles mais qui fait parfois se rencontrer l’offre et la demande par la magie informelle de la tape dans le dos, de la poignée de main complice, du verre et petits fours partagés ou des dance-floors endiablés,… Cette année encore, les grands prêtres de la profession officient dès le 23 septembre – pile le jour de l’équinoxe ! Superbe date, en ce jour particulier du calendrier astral - le soleil est au zénith de l’équateur qui surplombe en un parfait équilibre les deux hémisphères et les 160 destinations exposantes. En cette date, les rois et reine soleils de la profession brillent alors de mille feux dès l’ouverture de la porte de Versailles - chacun paré de ses plus beaux atours et bronzage pour annoncer de bons résultats, de belles réalisations, de merveilleux projets, ou même des fiançailles, mariages et naissances. A la question de couloirs « Tu vas bien ?», une réponse attendue « Super, tout roule ! ». Champagne pour tout le monde ! La presse nous livre quant à elle ses classements, les organisations professionnelles leurs baromètres, les états-majors et organismes de promotion leurs satisfécits en tout genre. Dans toutes les civilisations et sous toutes latitudes, c’est ça l’esprit d’équinoxe…une grande célébration des moissons, récoltes et vendanges. En cela, le rituel universel d’équinoxe est respecté ! Une véritable cure d’entrain pour nos professions que ce premier jour de l’IFTM. Dès le 24 septembre, les masques commencent par contre à tomber : place au début de l’automne avec la nuit qui grignote le jour et ses lumières. La presse se fait plus circonspecte et chacun s’interroge dans les couloirs, se fait peur et s’inquiète. Il va falloir pour certains traverser les nuits sombres de l’automne. En cette 2ème journée, moins de faux semblants dans les allées, c’est le marché réel qui s’exprime. Les plus avisés jugeront que c’est par contre en automne que se sèment dans la terre froide de l'hiver à venir les petites graines des investissements nécessaires aux grands projets à éclore au printemps. Les voici les véritables étoiles : les semeurs de Top Resa. Alors arrosons les graines : Champagne !

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